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WEEK-END à NIEUWPORT
les 07 & 08 octobre 2017

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Baltique 2014, épisode 5 : SHENANDOAH prend l'ascenseur...

Lundi 16 juin : Après un dernier au-revoir, Paul et Marianne nous aident à larguer les amarres vers 9h. Il est temps pour eux de mettre le cap au sud et découvrir à l’aise les îles danoises que nous avons doublées en trois longues étapes, avant d’entamer le voyage de retour. Quant à nous, nous poursuivons notre périple vers le nord. Plein soleil et calme plat, nous aurons droit aujourd’hui à notre premier bain de soleil en tenue légère. Nous contournons la pointe du fjord d’Ebeltoft et réglons le pilote automatique sur Anholt, une petite île danoise perdue au centre du Kattegat, à 40 miles. A une quinzaine de miles de notre destination, nous apercevons devant nous des rangées d’éoliennes que nos cartes ignorent (sauf celle de l’Ipad plus récente) : nous apprendrons plus tard qu’il s’agit du plus grand parc d’éoliennes danois, inauguré en 2012.  Après un détour pour éviter cette zone interdite et très surveillée, nous découvrons le port de Anholt, niché dans un écrin de dunes. D’après les guides nautiques, cette destination est très prisée, et la marina souvent pleine en été ; mais aujourd’hui, la plupart des places sont libres, et l’amarrage prévu pointe au ponton et sur coffre à l’arrière n’est pas nécessaire. L’île, ourlée de grandes plages de sable, a beaucoup de charme, nous regrettons de ne pas pouvoir en profiter plus longtemps que le temps d’une promenade et d’une visite au petit supermarché local.

Mardi 17 juin : Départ de Anholt pour Varberg, la capitale de la province Suédoise de Halland. Cette fois encore, c’est le moteur qui nous emmène à destination, le vent n’est pas au rendez-vous. La température est plus fraiche que hier. A l’arrivée, nous préférons aux quais de la ville la marina calme et confortable au nord de la baie. Le ferry qui relie la ville à la marina est remplacé par un bus jusqu’à la « mid-summer night », trois jours plus tard. Qu’importe, un gros coup de vent est prévu après demain, mieux vaut partir demain pour Göteborg, nous pourrons visiter la ville le lendemain. Et pour notre première soirée en Suède, nous profitons du sauna de la marina.

Mercredi 18 juin : Pour rallier Göteborg, nous avons le choix entre la route côtière qui serpente dans un dédale d’îlots et de rochers, et la route au large, simplement balisée par trois bouées cardinales à laisser à tribord. Guy opte pour le large : choix judicieux, car après avoir viré la première cardinale, une légère brise de nord-est nous suggère de dérouler le génois ; un quart d’heure plus tard, la brise forcit : nous hissons la voile, coupons le moteur, et entamons un bord au près de 3h30. Le vent s’en va discrètement (comme il était venu), nous affalons les voiles et remettons le moteur. Le chenal d’entrée du fleuve « Göta Alv » qui arrose Göteborg est large et bien balisé, nous longeons de multiples îlots rocheux, certains garnis d’une petite maison de bois ou d’une balise. La marina de Längedrag, où nous comptons passer la nuit apparait entres les rochers, mais le chenal d’entrée est un mille plus loin. Nous accostons vers 15h.

Jeudi 19 juin : Comme prévu, le vent a commencé à souffler cette nuit… et souffle toujours. C’est l’occasion de faire connaissance avec Göteborg, où nous conduit un tram que nous prenons à 100m de la marina. La ville n’a pas grand chose d’exceptionnel, mais nous apprécions l’ancien hôtel de ville (1655) et les bâtiments avoisinants, les halles (opérationnelles depuis 1889) et l’animation du quartier à midi, le marché au poisson où nous achetons une salade de crustacés que nous dégustons sur place, et le quartier Haga dans la vieille ville ; l’opéra logé dans un ancien entrepôt ne nous laisse pas un souvenir impérissable, mais le lendemain, nous devons admettre que la vue depuis le fleuve est plus flatteuse.

Vendredi 20 juin : Nous commençons aujourd’hui à traverser la Suède d’ouest en est, et la première étape emprunte le « Trollhätte Kanal » qui relie Göteborg au lac Vänern (le plus grand de Suède),  44 mètres et 6 écluses plus haut. La sortie de Göteborg est plutôt industrielle, mais bientôt les grues font places à des falaises rocheuses, boisées et parsemées de villa blanches. Nous avons la surprise de mesurer un à deux nœuds de courant à contre. Nous rencontrons la première écluse, avec un dénivelé de 6 m, en début d’après-midi ; les échelles et bittes d’amarrage sont trop espacés pour pouvoir amarrer la poupe et la proue à des points différents, nous amarrons les deux à la même échelle, et devons déplacer les amarres au fur et à mesure de la montée ; nous ne nous en tirons pas mal en comparaison de nos voisins… Le paysage devient de plus en plus encaissé, et, dix milles plus loin, nous trouvons les écluses suivantes au détour d’un méandre, dans une tranchée entre les rochers. Cette fois, il s’agit d’un « ascenseur » de 3 écluses successives, suivi d’un petit lac, et d’une 4ième écluse, avec un dénivelé total de 32m ; nous réappliquons notre technique avec succès. Nous sommes arrivés à Trollhättan, au bord d’un superbe parc, au milieu des bois et des rochers. Le ponton du canal nous tend les bras ; nous n’hésitons pas à frapper les amarres pour deux ou trois jours.

Samedi 21 juin : Nous partons à vélo pour visiter la ville toute proche, et admirer ses célèbres chutes d’eau. A notre grande surprise, Trollhättan ressemble aujourd’hui à une ville fantôme, pour cause de « mid-summer », la plus importante fête suédoise après Noël. Vers 11h, la ville s’anime un peu, mais la plupart des magasins, restaurants et tous les sites touristiques restent fermés.  Mais il fait beau, et nous retournons nous balader dans le parc, en attendant l’évènement du jour. Il y a longtemps que l’eau des anciennes chutes a été canalisée, soit dans le système d’écluses, soit par les centrales électriques locales : mais chaque samedi, la centrale supérieure ouvre ses portes de retenue pendant une dizaine de minutes, libérant 300.000 l d’eau par seconde, et ressuscitant ainsi les superbes chutes d’eau qui rebondissent sur les rochers, et remplissent le cours d’eau en aval (pratiquement à sec en temps normal) ; c’est un spectacle impressionnant, que nous admirons du pont « Oskar » tout proche. Nous retournons au bateau pour une nouvelle soirée dans ce petit paradis.

Dimanche 22 juin : Le projet de relier le lac Vänern à la mer par bateau, via le fleuve « Göta Alv », est très ancien, mais se heurtait à des obstacles majeur : de hautes chutes d’eau, en particulier aux environs de Trollhättan. La solution était de construire des canaux équipés d’écluses parallèles aux chutes. Trois systèmes d’écluses (de plus en plus larges) successifs ont été construits, vers 1800, 1844 et 1916 (celui qui est toujours opérationnel). C’est ce qui a donné naissance au « Trollhätte Kanal » qui emprunte les parties navigables du fleuve Göta Alv, et les canaux mis en place. Aujourd’hui, nous allons nous promener, au milieu d’un parc boisé, entre les écluses désaffectées de 1800 et 1844 ; nous pouvons admirer les tranchées dans les rochers, les vielles portes en bois et, parfois, le mécanisme de manipulation manuel toujours en place. Aux alentours, la nature a repris ses droits, et les vues sont superbes.


Date de création : 23/06/2014 ¤ 15:07
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