• bandeau_mdlc1
Vous êtes ici :   ACCUEIL » Ma belle hélice, hélas...
 
 
Recherche
Recherche
Nouveautés du site
(depuis 20 jours)
Articles
NOUVELLES

AUX USAGERS DES PORTS PUBLICS  DE DUNKERQUE


FAITES VOTRE PROPRE OPINION

Voici les extraits de la réponse du 10 janvier  du président du Conseil d’administration de la nouvelle régie communautaire chargée de la gestion des ports de plaisance à l’interpellation de vos représentants au sein du Comité des Usagers pour le Grand Large, le bassin de la Marine et le bassin du Commerce :

(…)J'ai demandé aux services juridiques de la CUD de se pencher sur la question du CLUPP pour vous apporter de nouveau les éléments comparatifs entre CLUPP et Comité des Usagers et le pourquoi ce même comité(…)

(…)Je pense que vous avez vu que dans la nouvelle gouvernance 2 plaisanciers siègent au conseil d'administration (…)

(…) Pour le prix du kw/h, c'est le tarif du prix coûtant mentionné sur notre facture, précédemment le prix était estimatif(…)

(…)Pour la limitation à 300 Kw annuel, nous vous en avions fait la démonstration que nous étions sur une estimation haute, alors que bien d'autres ports sont nettement inférieurs, augmenter ce taquet reviendrait à laisser comme avant les consommations électrique s'envoler pour les résidents ou non (…)

Voici notre réponse :

« Monsieur le Président,

Nous vous remercions de votre réponse, rapide cette fois.

Sur la question de la création d'un  CLUPP, nous prenons acte que vous y réfléchissez et espérons avoir avec vous un échange constructif sur le sujet dans des délais raisonnables.

Quant aux deux autres points que nous avions évoqués : d'une part la non représentation des plaisanciers dans la nouvelle instance de gouvernance des ports et d'autre part, la hausse exorbitante des tarifs d'électricité au de-là du forfait annuel restreint, vos réponses confirment le peu de cas que vous faites des représentants légitimes des usagers.

Quelle légitimité, en effet, ont les deux membres du nouveau conseil d'administration que vous avez cooptés pour représenter les plaisanciers si ce n'est celle que vous les avez choisis? Ont-ils même un anneau dans les ports publics? Pourquoi donc avoir écarté les membres du Comité des Usagers, représentants des plaisanciers qui eux ont été élus démocratiquement par l'ensemble des usagers des ports publics de Dunkerque ?

Quant à l'explosion des tarifs au kw, vous confirmez bien par votre mail qu'effectivement vous vous êtes bien gardé d'évoquer cette hausse de tarif quand vous nous avez annoncé votre décision de plafonner un forfait électrique annuel  à 300kw par emplacement. Il est vrai que cela aurez donné des arguments supplémentaires à vos interlocuteurs pour contester votre projet qui en réalité est une baisse de service aux plaisanciers et au bout du compte  plus couteux pour eux.

Les premiers pas de la nouvelle gouvernance de la plaisance à Dunkerque n'augurent pas d'une volonté sincère de concertation, mais nous ne désespérons pas que cela puisse encore évoluer dans le bon sens.

 Les représentants des plaisanciers/usagers du Comité des Usagers de Dunkerque Marina.

RETROUVEZ CE TEXTE ICI ( dans le menu : "Association / Comité des Usagers / Nos actions / COURRIERS / Extraits réponse CUD "


Fermer

 
Ma belle hélice, hélas...
 
 
De la même façon que n'est pas informaticien qui veut, n'est pas mécanicien qui veut ! 
 
Voila, c'est fait. Après de nombreuses péripéties, mon bateau est enfin arrivé au grand large. Il est équipé d'un moteur neuf monté en quelques jours, voire heures.
 
Le vendeur s’occupe de tout, je n'aurais qu'à faire vérifier l'alignement de l'arbre et monter l'hélice quand le transporteur me l'aura livré.
«Un jeu d'enfant », me dit il. « Tu recevras l'hélice, l'écrou et la clavette. Tu poses la clavette, tu sers l'écrou et s'est parti pour la vie, ou presque ».
 
Le bateau est déposé sur ses bers, Juste le temps de le mâter et de poser l'hélice.
Le providentiel livreur m'a amené le précieux colis. Religieusement, j'amène l'objet de mes convoitises jusqu'au port à sec.

Magnifique, je trouve que l'hélice est un magnifique objet, j'imagine la complexité de l'usinage. Simple en visuel mais techniquement très élaboré, voir magique pour le novice que je suis.
Il faut préciser que mon précédent bateau était équipé d'un moteur hors bord. Je sais ce que c'est qu'un arbre mais je n'en avais vus que sous les camions quant à la clavette, j'imagine avec justesse qu'elle permet d'immobiliser l'hélice sur l'arbre.
Je pose la clavette, l'hélice et le boulon qui sert également également d'anode. Tout s'ajuste à merveille. Je suis fier de moi.
 
Conscient de mes limites, je sollicite humblement la vérification de gros bras présents sur le port à sec. Les avis sont unanimes, c'est parfait.

Mon ego n'en arrête pas de gonfler, comme mes chevilles.
Finalement, ce n'était pas si compliqué.
 
Le bateau est remis à l'eau et je rejoins mon nouveau ponton, impatient de ma prochaine sortie. J'en profite, cerise sur le gateau, pour ajuster le serre-étoupe. Je suis devenu un vrai pro de la mécanique.
 
Confiant, je n'hésite pas un instant à inviter un couple d'amis. Première sortie : Direction Nieuwport.
 
Le grand jour arrive. Petit vent, grand soleil, tout ce qu'il faut pour une journée d'essais.
J'enclenche la marche arrière et le bateau, majestueusement cule. Je remonte toujours en marche arrière la haie des pontons « D » et « E ». La manœuvre est un succès, voir un triomphe, je poursuis, ma marche arrière, plaçant l'avant de mon bateau dans l'axe du chenal principal. Tout est parfait.
 
Sans affolement, en complète maîtrise, je mets le moteur au point mort. Quelques secondes et je passe en marche avant. C'est écrit dans tous les livres, « il faut marquer le point mort pour préserver les engrenages ».
 
Le moteur reprend ses tours en douceur.
Étrangement, le bateau poursuit sur son erre, en marche arrière.
 
Mon flegme commence à vasciller. Un soupons d'inquiétude m'envahit. Je manœuvre la poignée de gaz, le moteur répond immédiatement, contrairement au bateau qui lui, poursuit sa marche arrière.
Je manipule la poignée. Point mort, marche arrière, point mort, marche avant : aucun mouvement d'eau à l'arrière du bateau là où l'hélice est sensée œuvrer.
J'ignore encore pourquoi mais il est certain pour moi que mon hélice n'est plus opérationnelle.
 
N'étant plus manœuvrant, je décroche la VHF et informe sur le canal 73 la précarité de ma situation ainsi que le danger potentiel que je représente pour les autres navires pratiquant le chenal.
« Dunkerque VTS » me demande si je sollicite l'intervention de la SNSM.
 
Le bateau poursuit sa dérive vers les montants du chenal, j'arrive, tant bien que mal, à le guider vers une échelle encastrée dans la paroi. Nous nous y arrimons comme nous pouvons. Un frêle pare battage sortie en catastrophe d'un coffre et un bout, nous sommes en sécurité.
Je décline la proposition de « Dunkerque VTS ». Même si nous ne si nous ne sommes pas sortis d'affaire, nous ne représentons plus de danger pour les autres usagers.
 
Et là, une fois encore, le miracle se produit.
Mon appel sur la VHF a été entendu par un canot de pêcheurs, ils me proposent leur aide. Une remorque est rapidement passée. Mes sauveteurs me déposent, délicatement au ponton visiteur et s'en repartent à leur pêche, comme si de rien était.
C'est gratuit, spontané, solidaire.
Même pas eu le temps de les remercier. Les amis, ou plutôt ceux que je pensais être mes amis ne partagent pas ma conviction. Je suis « fermement » invité à mettre à l'eau pour confirmer mon diagnostic. J'ai failli mourir en plongeant sous le bateau mais hélas, j'avais raison. L'arbre, orphelin, a perdu son bel organe propulsif. Je n'ai plus d'hélice.
Invraisemblable. Je ne comprends pas.
 
Je sollicite la capitainerie pour remorquer mon bateau jusqu'à mon emplacement, situé à 3 mètres, de l'autre coté du ponton visiteur. Cette prestation sera effectuée, dans le grand art, en 10 minutes, et facturée...
 
Je raconte à qui veut l'entendre ma mésaventure.
J'ai bien posé la clavette, je l'ai bien repliée sur deux cotés afin de priver l'écrou de toute velléité de se desserrer. J'ai même fait vérifier mon montage par des copains
 
Mon explication suscite instantanément la surprise.
« Mais comment as tu pu plier ta clavette ??? »
Le mystère semble complexe, en tous cas pour moi, un peu moins pour mes interlocuteurs.
 
Les vrais mécaniciens auront compris ma méprise . Ce que j'avais pris pour « La » clavette  n'était en fait que la flasque de fixation de l’écrou. Balot !
De clavette, je n'en avais point.

Par ailleurs, je suis formel, elle n'était pas dans la boîte déposée par le livreur, d'où ma confusion entre flasque et clavette. Je ne me suis pas posé de question, j'avais bien 3 pièces dans le colis livré.
 
350 euros d'hélice, 100 euros de montage et 2 euros de clavette plus tard, le bateau était à nouveau opérationnel.
 
Épilogue : Cette aventure m'est arrivée il y a trois ans, un an après l'incident, je range la table à carte de fond en comble. Un objet me gêne : un petit morceau de feraille de 3 à 4 centimètres de long et de 8 à 10 millimètres de carré...
N'est pas mécanicien qui veut...
 
Christian VIGREUX

Date de création : 23/09/2013 ¤ 16:51
Dernière modification : 21/10/2013 ¤ 11:01
Catégorie : - Récits...
Page lue 3067 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !

Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe


  396781 visiteurs
  7 visiteurs en ligne

  Nombre de membres 198 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
La Lettre des MDLC
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
117 Abonnés