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(depuis 20 jours)

C'est décidé, cette année, notre choix s'est arrêté sur les Pays Bas.
La cible: "Amsterdam".

Pas trop loin, tout au moins en apparence. Pas trop mouvementé en utilisant les canaux. Quelques solutions de remplacement si l'aller prévu par la mer, (Blankenberge, Roompot, Hariengvliet, Den Haag, Ijmuiden) devient compliqué.
Nous avons prévu un retour par la Staande Maste Route (Route avec mât debout). Cet axe traverse les Pays Bas du Nord au Sud par les canaux sans devoir démâter. J'achète !

Des amis, - des amis des amis - nous permettent de constituer une documentation assez riche mais incomplète, en particulier sur la navigation intérieure. L'ANWB propose une brochure regroupant toutes les informations relatives à ce parcours et distribue sur le net un logiciel de navigation qui couvre l'ensemble des voies navigables des Pays-Bas.
La brochure papier est en rupture de stock sur le net et après 2 achats sur Internet, je n'arrive toujours pas à obtenir le logiciel. On verra sur place.

Départ samedi 28 août. Le bateau est prêt. Direction Oostende.
Belle nav, bon vent, Arrivée rapide. Le temps pour les jours qui suivent est prévu très physique, nous préférons faire escale 2 nuits plutôt que de nous faire secouer.
Nous ne sommes pas les seuls avoir fait ce choix. Ça crée des liens.

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Nous repartons lundi. Bon vent, beau temps, belle mer jusque l'entrée de l'Escault. Vent arrière faible mais avec courant dans le nez, nos ambitions de tirer directement vers le Roompot sont rapidement réduites à néant.
Nous optons pour le plan "B". Direction Vlissingen. Long calvaire jusque l'entrée de Vlissigen, le courant, même pour ce plan "B" reste très puissant et tout aussi défavorable.

Nous choisissons la marina avant l'entrée des écluses. Enfin, choisissons... L'entrée n'est pas accessible, pas assez d'eau. Plus vraiment le choix, nous continuerons vers Middleburg.
Première écluse, premier camouflet. Nos amis Hollandais se précipitent dans l'écluse. Prudemment, j'attends de voir comment ça se passe et ça se passe sans moi, l'écluse est blindée, une dernière péniche doit même se mettre en travers pour permettre la fermeture des portes. Je fais tant bien que mal demi-tour dans l'entrée et me positionne pour la sassée suivante. Dès que ça ouvre, je fonce...

Les informations concernant les écluses et ponts nous font défaut. Heureusement, nous naviguons en convoi et nous nous fixons enfin nos amarres à Middleburg.
Nous ne sommes pas seuls.

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Mouillage sur pieux, un peu technique quand on n'est pas coutumier de la chose et encore plus technique la descente et la montée à bord. Il faut être souple et agile pour effectuer ces opérations depuis le balcon avant. Ce n'est pas dans mes principales qualités.
Middleburg: charmant. Nous y restons une journée complète. Très agréable.

L'étape suivante est Goes. Remontée du canal jusqu'à la Veerse Meer, arrivée à Goes. Nous réussissons à talonner dans le chenal d'accès. Pas grave c'est du sable. Nous nous dégageons seuls. Avertissement sans frais.

Là encore, les prévisions météo pour le lendemain et le surlendemain sont mauvaises. Arrêt de 3 nuits pour beaucoup de navigateurs.Goes vaut également le détour. Nos vélos pliants nous permettent une visite rapide et complète de la ville. A ne pas louper.
Bonne nouvelle, cet arrêt nous permet de mettre la main sur la brochure papier de l'ANWB sur la Staande Maste Route. Essentielle sur ce trajet. Enfin. Mise à part que le document n'existe pas en Français, ni en Anglais mais uniquement en Néerlandais. Mon anglais et de souvenirs vagues d'allemand nous permettent de décrypter certaines instructions. La suite de notre voyage mettra en évidence que, même pour les autochtones, les instructions restent parfois très hermétiques...

Nous quittons Goes pour Willemstad. Remontée de la Veerse Meer ou nous pouvons mettre du génois, ça aide le moteur et raccourcit le nombre de miles. Passage d'écluses avec 18 knts de vents où nous avons laissé un peu de gelcoat sur les pontons. Musclé...
Nous sommes accueillis à Willemstad par le Maître de Port qui nous positionne dans la partie intérieure à la ville de la marina.
Plein comme un oeuf. Trois ponts de bateau à enjamber avant d'atteindre le ponton. Le Maître du port réussira à nous adjoindre un quatrième voisin. Crise du logement.

Willemstad est également une étape incontournable. Quelques heures suffisent à en faire le tour à pied mais ça reste très joli.
Nous quittons Willemstad pour Gouda. L'étape est longue mais nos arrêts successifs commencent à éloigner notre cible. Nous reportons Dordrecht à notre route de retour.
Gouda ne devait être qu'une étape où passer une nuit. Nous choisissons la marina à proximité d'un pont multiple, 2 voies ferrées et une voie routière avec horaires d'ouverture très contraints. La marina est assez éloignée du centre de Gouda et nos vélos nous ont permis de découvrir une pépite que nous aurions négligée sans eux. A visiter impérativement.

La marina retenue se trouve dans un bras de rivière en eaux stagnantes. Les moustiques y prolifèrent et se sont réjouis de notre visite. Nous conserverons de cette escale de nombreux passagers clandestins que nous nous sommes évertués à exterminer dans les souffrances les plus atroces, à la hauteur de la nuit qu'il nous ont fait vivre.

Au départ de Gouda, nous avons 2 options: soit remonter en convoi de nuit vers Amsterdam soit contourner par l'ouest via Leyde et Haarlem. Nous hésitons toujours.

Le pont, objet de nos inquiétudes a tenu ses promesses, nous sommes refoulés lors d'une première ouverture éphémère d'un des ponts pour le passage d'un train. Nous sommes obligés d'apponter dans des conditions brutales. Notre feu de route avant en fera les frais. Ce petit incident fixe notre choix, nous partirons par l'ouest. Impensable de faire une route de nuit, même en convoi, sans feux de route en état de marche.

Cette route par l'ouest, finalement est très belle. Les paysages sont très beaux, voir surprenants avec des rencontres parfois tout aussi surprenantes.

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Nouvelle escale à Kaag.
Coup de bol. Nous arrivons au ponton de la marina et je tente de ralentir le bateau par un coup de marche arrière: Nada. Dernière manoeuvre. Rien. Nous appontons quand même, pas le choix, les pare-battages remplissent leur office.
La vis de l'inverseur s'était dévissée. Je n'ose pas imaginer si cette vis avait choisi un passage d'écluse avec un vent à 18 knts pour se faire la malle...

Pour l'anecdote, cette marina et ce plan d'eau sont superbes.
Nous quittons ce lieu le lendemain matin vers 5h00, donc de nuit, pour rejoindre un pont avec contrainte d'heures fortes. Nous passons encore dans des endroits avec peu d'eau, 10 à 15 cm sous la quille. La bonne nouvelle est que mon sondeur est correctement étalonné. Mais ça reste quand même inquiétant, surtout dans le noir. De façon très étonnante, la suite des ouvertures d'écluses et de ponts s'enchaînent facilement.

Nous arrivons enfin sur le Noordzee Kanaal qui nous ammène gentillement à Amsterdam. Ce Noordzee Kanaal parcours l'entrée industrielle de Amsterdam. Pas passionnant mais impressionnant et gigantesque.
Nous avons choisi la marina "Sixhaven". Elle est sur la rive nord du Noordzee Kannal en face de la gare Centrale d'Amsterdam et est désservie par des traversiers fréquents et gratuits.

Nous ne sommes pas les seuls à avoir fait ce choix.

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Autant dire qu'envisager un départ matinal relève de la pure démence. Néanmoins, l'accueil est chaleureux et l'emplacement très favorable à la visite de la ville.

Amsterdam, ses vélos, ses canaux, ses clichés. Que du bonheur. A consommer sans modération. Là encore, nos vélos nous ont permis des visites qui, à pied ou en transport en commun, auraient nécessité un séjour beaucoup plus long.

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Beau séjour mais déjà au milieu, en temps, de nos vacances. Nous ne pouvons nous attarder plus longtemps surtout si nous souhaitons faire les étapes que nous avons court-circuitées à l'aller.

Première étape de notre retour: Haarlem. Le retour reste sportif. Vent dans le pif et trombes d'eau. Souvenir inoubliable, hélas. Il faudra que j'investisse dans une veste de quart plus sérieuse.
Haarlem est une très belle ville. Sans doute "La" ville que nous avons préférée. Typique, paisible, très représentatif de mode de vie des Hollandais.

Poursuite de notre navigation jusque Leyde. Déçu. Peut être blasé après Amsterdam et Haarlem.
Nous ne restons pas plus longtemps qu'il ne le faut. Juste le temps de l'escale.

Nous poursuivons vers Dordrecht. A l'entrée de Dordrecht, un pont. Notre lecture des instructions nous laisse supposer une ouverture à 18h30. Il est 16h00. C'est bon, nous nous amarrons sur un ponton d'attente. 18H30 finit par arriver et le pont ne s'ouvre pas.
Des compagnons d'infortune, Belges, francophones et parlant le Néerlandais passent les appels téléphoniques qui s'imposent. Pour que le pont s'ouvre à 18h30, il fallait en faire la demande 4h00 avant. La prochaine ouverture se fera le lendemain à 6h00. Nous passerons donc la nuit sur ce ponton d'attente, secoués par le passage des péniches et sans possibilité de descendre à terre.

Nous arrivons enfin à Dordrecht. Le temps à venir s'annonce mauvais. Pluie, vent. Nous restons 2 nuits.
A nouveau une étape de qualité. Pour une fois le mauvais temps est notre allié involontaire. Dordrecht mérite largement une visite. Très agréable. Dans le jus. Nous profitons de cet arrêt forcé pour visiter le site de Kinderdijk: la "carte postale".

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Nous y accédons, en "Waterbus", accompagnés de nos vélos. Très touristique mais inévitable. Le lendemain, toujours en "Waterbus", nous remontons jusque Rotterdam. Métropole moderne, des points d'intérêt mais pas le grand flash.
Des monuments en cohérence avec la dimension de la ville. Modernes, démesurés. Faut aimer.

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Nous en profitons pour faire un saut à Delft. Encore une carte postale. Même sous la pluie, la carte postale est superbe.

Notre prochaine étape nous fait revenir dans les mers intérieures. Nous avons jeté notre dévolu sur Oude Tong que nous n'atteindrons jamais. Les instructions nautiques indiquent un passage à 2m de tirant d'eau. Nous talonnons sévèrement avec nos modestes 1,70m.  Impossible de nous dégager cette fois.
Heureusement, un bateau allemand, en nous lançant une remorque, nous dispense d'une nuit, penchés et plantés dans la vase.
Nous dégageons avec dépit du lieu et nous nous replions vers Sint Annaland.
Au passage, l'équipage a failli perdre son skipper dans une écluse, juste retenu au bateau par un mollet pris dans la filière. Je ne regrette pas d'avoir remplacé mes filières l'an dernier...

Nous découvrons Sint Annaland où il y a une très belle marina et ..une très belle marina.
En fait à part la marina, il n'y a rien. Simple, n'est il pas?
Sint Annaland a néanmoins failli recueillir le moteur du bateau. En effet une perfide amarre à l'avant du bateau a décidé de pendouiller traitreusement et de rejoindre l'hélice... Moteur qui cale quand je passe la marche arrière, heureusement. Bilan, une grosse trouille et un bout de 5 à 6 mètres qui traine maintenant au fond de la marina de Sint Annaland.

Poursuite de notre descente vers le sud. Nous décidons de nous arrêter à Veere. Nous accostons au pied de la place principale, au centre du village. Très belle étape. A faire et refaire.

Nous reprenons notre route, direction Breskens. Nous avons un spot météo sur les 3 jours à venir qui laisse peu de marge.
Notre expérience du trajet aller et des courants dans l'Escaut, nous invite à un départ matinale. 5H00. C'est tôt, on ne voit rien, on n'a pas de vent non plus mais on a du courant. Ça marche tellement bien qu'on descend jusque Nieuwport d'une traite.

La nav de nuit est quand même un peu flippante. Même à cette heure là, il y a du lourd sur l'eau et rien ne ressemble plus à une bouée bâbord qu'une autre bouée bâbord et  trouver les feux de route sur les énormes cargos, c'est pas simple.
Mais pas d'erreur. On passe Zeebrugge quand le soleil se lève et tout c'est bien passé. Nous arrivons à Nieuwport en fin de matinée. Que de la balle.

Reste maintenant la dernière étape: Nieuwport Dunkerque.
Et là le miracle se produit. 3/4 Bft, S/SO. Du soleil et le courant avec nous.
Enfin une étape sans moteur. Le bateau file à plus de 7 noeuds. Final en feu d'artifice.

Certes, il n'était nécessaire de remonter jusque Amsterdam pour tirer un bord de rêve entre Nieuwport et Dunkerque mais ne boudons pas la grâce quand elle passe. C'était trop bon.

Conclusion: Un bilan très positif, des découvertes, des paysages magnifiques, une ambiance générale très apaisante et des rencontres très agréables. Seuls points noirs inhérents au choix même de cette navigation mais que nous avons sous estimés: Beaucoup de moteur et des durées de trajet parfois longues au vue des distances parcourues en raison d'attentes aux passages de pont ou d'écluses.
Ce serait à refaire, on referait. Trop bien.


Date de création : 12/09/2017 ¤ 09:24
Catégorie : -
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