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Lundi 21 août – Nous sortons du port de Norderney peu avant 9h, heure optimale pour emprunter le « sluchter », une passe accessible seulement à marée haute, qui nous fera gagner une à deux heures sur la longue étape d’aujourd’hui.
Dès la sortie du port, nous sommes surpris de l’état de la mer ; lorsque nous atteignons l’entrée du « sluchter », de courtes de vagues de 1 à 2 mètres de hauteur nous prennent de travers, et nous décidons d’emprunter la passe principale.

A mi-chemin l’anémomètre mesure une rafale de vent de 44.9 nœuds, puis une grosse vague déferlante se forme sur un banc voisin et se dirige vers nous ; nous nous agrippons fermement, la déferlante couche le bateau, les winchs sont dans l’eau … et le bateau se redresse : couple de redressement OK, équipage OK (même pas mouillé), un peu de désordre dans la cabine, rien de cassé, même pas un verre dans les équipets : nous nous en tirons bien.
Nous surveillons anxieusement les autres vagues, mais plus aucune ne déferlera avant notre sortie de la passe. En pleine mer, nous mettons le cap à l’ouest vers Lauwersoog (notre destination). Les vagues s’allongent et nous prennent maintenant sur le tribord avant, le bateau ne tape pas. Le vent est à la limite de l’angle mort, nous hissons les voiles qui portent un peu mais ne permettent pas de couper le moteur. Comme prévu, le courant nous pousse.

Pour rentrer à Lauwersoog, nous empruntons la passe entre les îles de Schiermonnikoog et Ameland, bien balisée et accessible en permanence ; la marée est basse, les courtes vagues se réveillent (cette fois dans notre dos), l’alarme de profondeur sonne en permanence, la mer moutonne partout autour de nous. Nous atteignons l’écluse d’entrée dans le Lauwersmeer sans problème, mais décidons de continuer notre chemin demain par les canaux de Frise, plutôt que de ressortir à marée basse pour rejoindre Den Helder par la mer au moteur (on n’annonce pas de vent…).
L’écluse est sensée fonctionner jusqu’à 19h : elle s’ouvre à 18h30, l’éclusier met le feu au vert en oubliant de lever le pont (le capitaine le lui rappelle gentiment), nous passons en un temps record, les portes se ferment derrière nous et les deux feux rouges qui indiquent la fermeture pour le nuit s’allument. Tant pis pour les bateaux qui voudraient encore entrer ou sortir avant 19h… Le calme et la beauté du Lauwersmeer au soleil couchant contrastent étrangement avec l’agitation de la journée ; nous atteignons l’écluse de sortie vers les canaux à 19h47 (elle est sensée fermer à 20h), les feux rouge et vert (ouverture en cours) nous accueillent, nous passons l’écluse qui rouvrira dans l’autre sens pour un dernier bateau : tous les éclusiers n’ont pas la même interprétation des horaires… Le premier pont est fermé pour la nuit, nous nous amarrons au ponton d’attente au milieu des roseaux.

Mardi 22 août – Le pont s’ouvre à 9h précises, et nous entamons notre traversée de Frise,  à travers champs, sous le soleil, en croisant de temps en temps une ferme (photo 74), un petit bois (photo 75), un canal secondaire surplombé d’un petit pont en bois, où un pont sur notre canal dont nous devons attendre l’ouverture (toujours rapide). Nous traversons la ville pittoresque de Dokkum (photo 76), puis Bidard (photo 77) où le pontier fait la navette entre les deux ponts à vélo, et finalement Leeuwarden (photo 78), la capitale de la province de Frise ; dans ces trois villes, le droit de passage des ponts est collecté de la manière traditionnelle, via un sabot de bois que le pontier envoie au bout d’une longue ligne (photo 79). Nous arrivons à Harlingen vers 15h45.

74_-_Le_canal.JPG

75_-_Le_canal.JPG

76_-_Dokkum.JPG

77_-_Bidard.JPG

78_-_Leeuwarden.JPG

79_-_Le_sabot.JPG

Mercredi 23 août – Dès le petit déjeuner, nous avons droit au journal parlé en Frison. Nous quittons le port vers 9h pour pouvoir emprunter la passe qui mène à l’Ijsselmeer dès que la hauteur d’eau y est suffisante : nous avons l’intention de traverse l’Ijsselmeer et le Markermeer pour rejoindre Amsterdam, et le chemin est long…
Dans la passe, nous déroulons le génois (en assistance). Nous passons ensuite facilement l’écluse de Kornwerderzand (ça se prononce comme çà s’écrit) qui mène à l’Ijsselmeer, et envoyons voile et génois pour profiter d’un faible vent d’ouest, inattendu. On avance au près serré, pas très vite, mais quel plaisir d’avancer à la voile !
Nous rentrons les voiles pour passer l’écluse d’Enkhuizen qui mène au Markermeer, et le vent continue à faiblir : la traversée du Markermeer se fera au moteur. Vers 20h45, nous arrivons au port « Amsterdam Marina », sur la rive droite de l’Ij, après le centre ville.
Seuls quelques bateaux y sont accostés, comme lors de notre passage précédent ; par contre, de larges publicités annoncent le salon nautique « HISWA te water » qui commence dans une semaine et quelques tentes d’exposition garnissent déjà les pontons.

Jeudi 24 août – Je me rends dès l’ouverture à la capitainerie (fermée hier à notre arrivée), et explique dans mon meilleur néerlandais que je désire payer la nuit passée ; l’employée me regarde sans comprendre, et demande finalement  si  nous sommes venus pour l’HISWA ou comme passants ; lorsque je répond « comme passants », elle commence à m’enguirlander à une vitesse telle que je ne comprends rien ; je lui demande de parler plus lentement, elle me demande si je parle anglais ; ouf, oui, nous pouvons nous expliquer. Le port est fermé pour la préparation de l’HISWA (ce qui n’est indiqué nulle part), nous devons partir immédiatement  (nous en avions bien l’intention).  Elle accepte quand même de me facturer la nuit (cher). Nous partons vers Ijmuiden avant 9h, passons l’écluse de sortie en mer, et comme hier, un vent inattendu nous permet de rejoindre Scheveningen au près très serré ; nous n’avançons pas très vite sur l’eau, mais le courant nous pousse jusqu’à la marina de Scheveningen que nous atteignons vers 16h.

Vendredi 25 août – Ciel bleu, mer belle, légère brise de face, la dernière étape de nos vacances s’annonce tranquille. Nous quittons le port de Scheveningen vers 8h20, pour profiter au maximum des courants. Contrairement à l’aller, nous croisons un trafic important dans le chenal d’accès au port de Rotterdam ; heureusement, le contrôleur de la mer (« trafic Maas control ») nous guide habilement par radio entre les cargos, ferries et pétroliers. Vers 2h30, nous arrivons à l’écluse du Roompot, qui mène à l’Oosterschelde, notre plaine de jeux habituelle avec ses bancs de sable, ses phoques et ses moules. Malgré la demi-heure d’attente à l’écluse, le plan courant du capitaine fonctionne à merveille : nous aurons le courant dans le dos pendant toute l’étape. Nous amarrons à Wolphaartsdijk vers 18h30.

Ainsi se termine un voyage de 1835 milles, à travers les Pays-Bas, l’Allemagne, le Danemark, la Suède et la Norvège, dont nous rentrons fatigués mais satisfaits.

cool


Date de création : 29/08/2017 ¤ 09:43
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