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Episode 10

Lundi 14 juillet : Nous partons à la découverte de l’archipel de Stockholm, considéré parfois comme le paradis de la voile. D’ailleurs, notre destination d’aujourd’hui s’appelle « Paradiset », le plus beau mouillage de l’archipel, au pied de l’île de Finnhamn, au nord-est de la capitale. Et le vent vient du sud-est ! A la sortie du chenal de Stockholm, nous hissons les voiles, et nous laissons porter par le vent. Bien entendu, nous naviguons toujours entre les îles, en zig-zag, et devons régler les voiles à chaque nouveau bord. Nous découvrons aussi que le vent varie constamment en force (de 4 à 22 nœuds en quelques minutes) et en direction (à cause du relief). Mais, à part un grand bord plein est (où nous n’osons pas louvoyer dans la caillasse), nous rejoindrons notre destination à la voile. Les guides n’ont pas menti, la grande baie où nous atterrissons est splendide et des dizaines de bateaux sont soit mouillés sur ancre arrière et amarrés aux arbres surplombant les rochers (avec des amarres doubles ou triples), soit simplement mouillés sur l’ancre avant : nous choisissons la deuxième solution.

Mardi 15 juillet : Le soleil brille déjà à notre petit lever, et le bain de mer avant le petit déjeuner est un délice. Après nous être faufilés entre quelques centaines d’îles plus belles les unes que les autres, nous sommes curieux d’en explorer une « de l’intérieur ». Finnham fait partie de la « skägardsstiftelsen » (fondation de l’archipel) qui achète les îles pour en conserver les valeurs naturelles et écologiques et y promouvoir le tourisme. Nous gonflons le zodiac et rejoignons la rive la plus proche à la rame, puis empruntons un chemin qui serpente à travers les bois et les prairies, ou le long de la côte aux rochers lisses ; partout, le spectacle est incroyable. Le chemin nous mène au « centre touristique » de l’île : le ponton d’arrivée du bac, une toute petite superette et un restaurant (délicieuse cuisine locale) dont la terrasse panoramique permet d’admirer les îlots environnants. En rentrant au bateau, au début de l’après midi, nous croisons quelques nuages qui déversent de temps en temps une petite averse sur l’île, vite séchée par le retour du soleil. Ceci n’empêchera ni la baignade, ni le repos sur le pont.

Mercredi 16 juillet : Nous quittons notre petit paradis pour Sandhamn, le « Cowes suédois ». Après les deux premières chicanes de la route, nous hissons les voiles, que nous pourrons garder jusqu’à l’entrée du port. Bien entendu, notre allure entre les rochers varie du près serré au vent arrière, et la force du vent oscille constamment entre 6 et 22 nœuds. Nous arrivons devant le port de Sandhamn vers 11h, suivi ou précédés par une vingtaine d’autre bateaux, voiliers ou moteurs, et de toutes tailles. Tout ce petit monde fait des ronds dans l’eau, tandis qu’un employé du port commence à distribuer les places disponibles ; son zodiac se trouve rapidement au centre de la mêlée. Finalement, il nous attribue une place juste en face du célèbre Royal Yacht Club, et une des ses collègues nous aide à amarrer sur coffre arrière, perpendiculaire au ponton. Nous sommes donc aux premières loges pour entendre le coup de canon de 8h (le lever du soleil nautique) qui appelle tous les skippers sur le pont pour établir leur pavillon national, et celui de 21h (le coucher de soleil nautique) qui permet de rouler le pavillon ; sans ces indications, les nuits des skippers seraient bien courtes… Dans l’après midi, nous découvrons que le club possède un sauna chauffé au feu de bois, au bord de la mer, sur l’île voisine de Lökholmen, accessible par la navette du club. Nous allons tester la température du sauna, puis celle de la mer… que c’est bon. Nous rentrons découvrir la ville (deux boutiques de vêtements nautiques, deux restaurants, plusieurs cafés, quelques snacks sur le quai et une petite supérette), et surtout repérer le boulanger. L’ambiance se déchaine en début de soirée, un groupe donne un concert en plein air dans un des cafés locaux, et tout le village profite de la musique.

Jeudi 17 juillet : Après un petit déjeuner de viennoiseries locales, la matinée est consacrée au repos, et à la mise au point du programme des prochains jours. Après un rapide lunch (pain au cumin et à l’anis, une spécialité du coin), nous partons découvrir l’île de Lökholmen. Elle abrite une petite marina très calme, au milieu des pins et des rochers ; quel contraste avec la marina de Sandhamn ! Nous nous promenons dans les bois, montons à la tour fortifiée qui couronne l’île, d’où on a bien entendu une vue sur tous les environs de Sandhamn. L’après midi se termine au sauna, avant de reprendre le bac.

Vendredi 18 juillet : Nous quittons Sandham pour Utö, une autre île « à ne pas manquer » ; le port est blotti entre deux îles, reliées par un petit pont en bois ; un large ponton en fait le tour, et les bateaux y sont amarrés perpendiculairement, côte à côte, sur une ancre arrière. Malheureusement, à notre arrivée, vers 15h, la marina est pleine à craquer ; après deux tours infructueux des pontons, nous décidons d’aller voir ailleurs, mais, au dernier moment, notre attention est attirée par un skipper qui ramène son ancre : demi-tour, nous sommes en compétition avec deux nouveaux arrivants qui ont aussi observé la manœuvre : grâce aux réflexes du capitaine, nous sommes les premiers en face de la place qui vient de se libérer ; nous mouillons l’ancre arrière, et le moteur nous pousse avec peine jusqu’au ponton, à travers un gros tas de vase. Une petite promenade jusqu’au sommet de l’île nous amène à une ancienne carrière de minerais de fer, et à un joli moulin d’où on a une vue superbe sur l’archipel environnant. Après une douche bien méritée, le capitaine met sur le barbecue la viande marinée selon sa recette secrète, et nous la dégusterons sur le pont au soleil couchant.

Samedi 19 juillet : Nous disons au revoir à l’archipel de Stockholm, notre prochaine étape est Nynashamn, une ville du « continent » à l’extrême sud de l’archipel. Le long du trajet, les îles se raréfient, ainsi que les maisons de week-end, reconnaissables à leur très haut mat blanc où flotte fièrement le pavillon suédois (ou mieux, la flamme), et à la petite cabane de bois au bord de l’eau, peinte en rouge brique, dont la cheminée indique qu’il s’agit d’un « bastu ». Après 3h de navigation par calme plat, nous nous amarrons en face d’un ancien village de pêcheur transformé en village touristique, où restaurants, bars, glaciers et magasins divers côtoient les installations du port de Nynashamn, classé premier dans le guide officiel des marinas suédoises. Nous irons goûter ce soir dans un des restaurants du quai le « saumon fumé à chaud », une spécialité locale que nous apprécions tous les deux, puis terminerons la soirée sur le pont du bateau voisin à écouter la musique live d’un des cafés du quai.


Date de création : 08/08/2014 ¤ 09:09
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