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AUX USAGERS DES PORTS PUBLICS  DE DUNKERQUE


FAITES VOTRE PROPRE OPINION

Voici les extraits de la réponse du 10 janvier  du président du Conseil d’administration de la nouvelle régie communautaire chargée de la gestion des ports de plaisance à l’interpellation de vos représentants au sein du Comité des Usagers pour le Grand Large, le bassin de la Marine et le bassin du Commerce :

(…)J'ai demandé aux services juridiques de la CUD de se pencher sur la question du CLUPP pour vous apporter de nouveau les éléments comparatifs entre CLUPP et Comité des Usagers et le pourquoi ce même comité(…)

(…)Je pense que vous avez vu que dans la nouvelle gouvernance 2 plaisanciers siègent au conseil d'administration (…)

(…) Pour le prix du kw/h, c'est le tarif du prix coûtant mentionné sur notre facture, précédemment le prix était estimatif(…)

(…)Pour la limitation à 300 Kw annuel, nous vous en avions fait la démonstration que nous étions sur une estimation haute, alors que bien d'autres ports sont nettement inférieurs, augmenter ce taquet reviendrait à laisser comme avant les consommations électrique s'envoler pour les résidents ou non (…)

Voici notre réponse :

« Monsieur le Président,

Nous vous remercions de votre réponse, rapide cette fois.

Sur la question de la création d'un  CLUPP, nous prenons acte que vous y réfléchissez et espérons avoir avec vous un échange constructif sur le sujet dans des délais raisonnables.

Quant aux deux autres points que nous avions évoqués : d'une part la non représentation des plaisanciers dans la nouvelle instance de gouvernance des ports et d'autre part, la hausse exorbitante des tarifs d'électricité au de-là du forfait annuel restreint, vos réponses confirment le peu de cas que vous faites des représentants légitimes des usagers.

Quelle légitimité, en effet, ont les deux membres du nouveau conseil d'administration que vous avez cooptés pour représenter les plaisanciers si ce n'est celle que vous les avez choisis? Ont-ils même un anneau dans les ports publics? Pourquoi donc avoir écarté les membres du Comité des Usagers, représentants des plaisanciers qui eux ont été élus démocratiquement par l'ensemble des usagers des ports publics de Dunkerque ?

Quant à l'explosion des tarifs au kw, vous confirmez bien par votre mail qu'effectivement vous vous êtes bien gardé d'évoquer cette hausse de tarif quand vous nous avez annoncé votre décision de plafonner un forfait électrique annuel  à 300kw par emplacement. Il est vrai que cela aurez donné des arguments supplémentaires à vos interlocuteurs pour contester votre projet qui en réalité est une baisse de service aux plaisanciers et au bout du compte  plus couteux pour eux.

Les premiers pas de la nouvelle gouvernance de la plaisance à Dunkerque n'augurent pas d'une volonté sincère de concertation, mais nous ne désespérons pas que cela puisse encore évoluer dans le bon sens.

 Les représentants des plaisanciers/usagers du Comité des Usagers de Dunkerque Marina.

RETROUVEZ CE TEXTE ICI ( dans le menu : "Association / Comité des Usagers / Nos actions / COURRIERS / Extraits réponse CUD "


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Episode 9:

Mercredi 9 juillet : Nous passons la dernière écluse du canal à 9h, et nous retrouvons en mer Baltique. A vol d’oiseau, Stockholm, notre prochaine destination, est à 74 miles nautiques au nord-est de notre position, mais à plus de les 100 mille sur l’eau. En avançant vers la mer, les îles se multiplient, escarpées, vertes, parsemées de petites cabanes ou grandes maisons nichées sur un rocher ou allongées au bord de l’eau ; il y en a tellement qu’on ne sait plus vraiment par où passer : un régal pour les yeux, mais pas pour le barreur qui doit slalomer dans des chenaux étroits. C’est ici que nous mesurons pleinement l’utilité de la cartographie à la barre, ainsi que des « routes recommandées » par les cartes marine ; le capitaine a patiemment transféré sur le GPS extérieur une route de 98 way-points, strictement fidèles aux « recommandations », qui devrait nous amener à mi-chemin de Stockholm. Nous croisons d’abord des bateaux à moteur qui s’enfoncent dans la baie à toute vitesse, et secouent Shenandoah comme un prunier ; puis des voiliers, qui viennent vers nous voiles en ciseaux … et oui, nous avons aujourd’hui un bon vent de NE (tiens, n’est-ce pas justement là qu’on va ?). Nous arrivons cependant à établir le foc pour quelques milles de près dans une partie du chenal ; c’est bon de sentir Shenandoah avancer à la voile, même si cela ne dure pas. En fin d’après-midi, le capitaine aperçoit une petite baie protégée des vents de NE, bordées de rochers lisses et roses, avec quelques arbres. Nous décidons de mouiller deux ancres (merci, Paul), comme c’est la coutume par ici : d’abord l’ancre avant ; puis l’équipière se met à l’eau (elle adore çà) ; le capitaine lui passe la grande défense plate, et y dépose délicatement l’ancre arrière (déjà fixée à la sangle de mouillage, bien sûr) ; l’équipière pousse le convoi jusqu’à une distance raisonnable du bateau et mouille ; le capitaine ramène la sangle et la fixe au taquet, puis, pour parfaire le travail, ramène un peu de chaine de l’ancre avant. Il ne nous reste plus qu’à déguster au soleil la margherita que nous sortons du frigo, en écoutant le chant des oiseaux ; le vent est complètement tombé, et tout est calme. Le bateau ne bougera pas de la nuit.

Jeudi 10 juillet : Dès notre premier réveil (6h), nous remontons les deux ancres, couvertes chacune d’un paquet de vase. Nous reprenons le slalom entre les îles, tandis que le pain cuit dans le four, et que le café passe. Les paysages sont semblables à ceux de hier et les chenaux toujours bien balisés selon le système « latéral » ;  il faut cependant parfois chercher une balise, qui peut se trouver là où on ne l’attendait pas : la balise la plus « créative » est une cabane au bord de l’eau (probablement un sauna) peinte en trois bandes horizontales blanche, rouge, blanche ; il faut aussi revérifier sur les cartes le sens du balisage à chaque nœud de la toile d’araignée formée par les routes recommandées. Mais nous finissons par arriver au canal de Södertälje qui permet de rejoindre Stockholm par l’ouest. Après quelques heures d’attente en face de divers ponts, nous arrivons à la marina Vasa (en face du musée Vasa) à 19h45. Le capitaine du port nous attribue la dernière place, normalement réservée, mais pour un bateau qui n’arrivera que demain.

Vendredi 11 juillet : Nous pouvons garder notre place à la marina, que très peu de bateaux quittent dans la journée, tandis que beaucoup tentent en vain d’y entrer : nous avons de la chance. La journée commence par un peu d’entretient : comme l’eau de refroidissement du moteur ne semblait pas tourner rond, le capitaine débouche le coude de sortie ; nous testons la réparation, et le moteur crache joyeusement. Rassurés, nous nous dirigeons vers le musée Vasa, mais reculons devant la longueur de la file d’attente et la vingtaine d’autobus garés devant la porte. Notre visite de Stockholm commencera plutôt par le musée voisin « Nordiska » qui illustre les traditions et le modes de vie des suédois depuis le 16ième siècle ; un partie importante est consacrée au peuple Sami qui a gardé ses traditions ancestrales, et continue à élever le renne en Laponie.

Samedi 12 juillet : Nous nous baladons à Stockholm en commençant par « Gamla Stan » (la vielle ville), aux étroites ruelles bordées de maisons aux couleurs pastel et à l’ambiance sympathique. Nous admirons au passage le palais royal, le parlement, l’opéra et nous enfonçons dans le centre ville où se côtoient boutiques chics, cafés et restaurants.

Dimanche 13 juillet : Journée consacrée au musée Vasa où nous arrivons cette fois avant la foule ; bonne décision qui nous permet de déambuler à l’aise dans le musée, accéder facilement aux panneaux explicatifs, prendre des photos à notre gré, et participer à la première visite guidée. Ce bateau gigantesque, qui devait être le fleuron de la flotte militaire suédoise au début du 17ième siècle, richement décoré pour illustrer la puissance de la Suède et impressionner l’ennemi, a coulé au milieu du port de Stockholm, lors de sa sortie inaugurale en 1628, après moins d’un mille de navigation : les proportions du navire n’assuraient pas sa stabilité. Après 3 siècles, le bateau, conservé par la vase et les eaux saumâtres de la baltique, a été retrouvé au fond du port, renfloué, et soumis à une série de traitement qui doivent assurer sa conservation future. Le musée expose le bateau (original à 98 %), remet son histoire dans le contexte politique de l’époque, et explique les procédures de conservation et renflouement, et les travaux de recherche associés toujours en cours. Nous avons été très impressionnés par cette visite, à recommander!


Date de création : 08/08/2014 ¤ 09:01
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