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Baltique 2014, épisode 7 : D'écluse en écluse...

Lundi 30 juin : 9h : Shenandoah se présente devant la deuxième écluse du canal, à Sjötorp ; bien entendu, les amarres sont organisées selon « la procédure » et nous avons mis au point notre stratégie que nous exécutons à la perfection.  L’équipière et sa gaffe descendent sur le petit ponton au pied de l’écluse et montent sur le quai ; le capitaine fait passer au bateau la porte aval ; l’équipière saisit du bout de sa gaffe les amarres que lui tend le capitaine et les frappe autour des anneaux de quai ; le capitaine les frappe au taquet et au winch (électrique) ; la jeune et jolie éclusière a déjà discrètement fermé la porte aval, et ouvre les vannes ; l’écluse se transforme en chaudron bouillonnant et écumant et l’eau monte; le bateau serait secoué comme un prunier si le capitaine ne ramenait pas l’amarre avant d’un doigt expert ; lorsque les remous prennent fin, l’éclusière ouvre la porte amont, et l’équipière détache les amarres des anneaux et monte sur la bateau avant qu’il ne s’écarte trop du quai (sauf si la porte amont est aussi la porte aval de l’écluse suivante, ce qui est le cas ; l’équipière et sa gaffe se dirigent immédiatement sur le quai suivant). Du quai de la troisième écluse, on aperçoit  à 200m les deux écluses suivantes. Après 5 heures, 18 écluses, 47,8 m de dénivelé, et une série de ponts, l’éclusière de Hasjtorps nous informe que c’est la dernière écluse « montante ». Nous passons le dernier pont et nous arrêtons à la marina de Hasjtorp qui dispose d’un café, une boutique d’objets artisanaux, un bloc sanitaire et … un sauna : une occasion de faire bon usage de notre provision de bois et détendre nos muscles.


Mardi 1er juillet : Après Hasjdorp, nous faisons une brève escale à la ville de Toreboda pour faire quelques provisions au supermarché. Après Toreboda, le canal se rétrécit et plonge dans une forêt épaisse : le paysage est magique... Mais aux abords d’une courbe, nous entendons un signal d’avertissement (5 coups de corne courts), et voyons les bateaux qui nous précèdent faire demi-tour ou marche arrière ; nous suivons le mouvement, et retournons à un endroit plus large. Le « Sandön », un bateau à passager traditionnel, à peine plus étroit que le canal à cet endroit, vient en sens inverse. Les bateaux à passager qui naviguent sur le canal ont la longueur et la largeur maximales permises par les écluses, et certains croisements sont difficiles ; malheureusement, ils n’utilisent pas leur émetteur AIS, qui permettrait aux autres usagers de les voir venir de loin. Après le passage du Sandön, nous reprenons notre progression, et arrivons à Tatorp, devant les portes … d’une nouvelle écluse ; cette dernière écluse ne monte que de 30cm, et les portes se manœuvrent encore à la main ; le capitaine se propose pour fermer la porte aval. Après une pause repas à la marina de Tatorp, nous entamons la traversée du splendide lac Viken, au parcours biscornu. Le lac est émaillé d’une multitude de petites îles entièrement boisées. Sans les nombreuses balises qui bordent des chenaux très étroits, on ne saurait pas où passer ; mais le spectacle vaut le déplacement ! Au bout d’un petit canal, nous découvrons la plus vielle écluse du canal, à Forsvik, une petite ville industrielle désaffectée, devenue musée (malheureusement fermé). La marina se trouve à une centaine de mètres plus loin, dans un cadre idyllique. Nous nous arrêtons pour la nuit.


Mercredi 2 juillet : De Forsvik, nous rejoignons la ville de Karlsborg, puis entamons la traversée du lac Vattern, le deuxième plus grand de Suède. Ce lac tout en longueur est orienté nord/sud, mais nous le traversons d’est en ouest. Le soleil est au rendez-vous, nous nous adonnons au plaisir de la bronzette. Au milieu du lac, nous laissons dériver le bateau et allons nager chacun à  notre tour. Le premier contact avec l’eau du lac est plutôt froid, mais j’arrive finalement à reprendre mon souffle et faire le tour du bateau. Après la baignade, un faible vent arrière nous suggère de dérouler le génois, et nous progressons à la vitesse de 2.5 nœuds en séchant au soleil. A l’approche de Motala, sur la rive ouest, nous roulons le génois et remettons le moteur pour rejoindre la marina.


Date de création : 04/07/2014 ¤ 09:58
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